La tristesse et le cauchemard vous consumes...ainsi votre Daemon vous protègera..Hentai/Yuri/Yaoi NC-16ans

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 Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé

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MessageSujet: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 0:33

Gabriel reçut encore un sourire de la part d'Elio. Et elle ne s'en lassait pas. Bien au contraire, cela lui faisait vraiment plaisir qu'il lui montre son sourire ... Son si beau sourire. Puis, il lui avait demandé, légèrement, un peu comme s'il était ailleurs :

« Tu es un ange n’est-ce pas ? »

Gabriel ne savait pas quoi répondre. Cette question sonnait comme un compliment ... Non, pas comme un compliment. Bien plus que ça. Comme un message envoyé du ciel. Oui, c'était ça... Un message envoyé du ciel qui la faisait monter au paradis avec lui. Avec Elio. Ce garçon dont elle apprenait de plus en plus de choses, auquel elle s'attachait de plus en plus. Ce garçon qu'elle souhaitait protéger plus que tout au monde. Ce garçon qui la rendait également heureuse, rien que par un sourire, une parole, un simple geste ... La blondinette le regardait, rougissante, heureuse ... Elle lui répondit :

« Pourquoi ai-je l'honneur à ce ... Compliment ? Je ne le mérite pas. Un ange ... est pur, innocent, rayonnant, éblouissant... Il ne me semble pas que je corresponde à cette définition...si ? »


Elle le regardait, émue avec les larmes aux yeux. Tellement heureuse de l'avoir rencontré, qu'il lui ait adressé la parole, qu'elle lui ait répondu, qu'ils aient continué à parler de choses diverses. Etait-ce le destin ? Lui avait-on envoyé ce garçon comme raison de vivre ? Avait-elle été envoyée pour lui ? Beaucoup de questions traversaient l'esprit de la jeune Daemon, mais le plus important n'étais pas de savoir les réponses. Non. Le plus important était de rester à ses côtés. De traverser les moments difficiles pour lui comme les plus faciles, les plus joyeux. Les voyait-elle comme un couple ? Non, elle n'était pas prétencieuse à ce point. Un couple à sens unique ? Pourtant, Gabriel avait l'impression que tout cela était différent d'un 'couple' comme on en voit toujours. Pas pour dénigrer les jolis couples qu'on croise dans la rue, qui font leurs emplettes, s'embrouillent puis finalement se réconcilient. Tout ça, c'est bien mignon, mais non, Gabriel les percevait autrement que de cette façon. Comme si ils étaient destinés à se rencontrer. Comme si son devoir (bien qu'elle ne le conçoive pas tel quel) était de le protéger.


Perdue dans ses pensées, la demoiselle en fut tirée par la voix angélique de 'Lio :

« L’appel du médiator a vaincu. Allons-y . »

Les deux jeunes gens se dirigèrent alors vers le pensionnat. Plus précisément, la salle de musique, où l'étudiant pourrait faire écouter son art. Sur le chemin, la blondinette ne put s'empêcher de s'attacher au bras d'Elio. Comme un bagage auquel on accroche le nom dans un voyage en train.

Arrivés à la salle après avoir quand même un peu cherché, les deux adolescents entrèrent. La salle était spacieuse, décorée de divers tableaux de musiciens tels que Jimmy Hendrix. Au fond de la salle se trouvaient des amplis. Pile ce qu'il fallait. L'adolescente alla s'installer sur une chaise qu'elle avait prise dans un coin de la salle. Elle regarda Elio et lui dit, d'un ton léger :


« Le spectacle peut commencer »

Gabriel mourrait d'impatience d'entendre le son de sa basse, les notes s'échappant et virevoltant dans la salle allant s'immiscer dans ses oreilles... Elle bouillonnait, presque tremblante sur sa chaise tandis que l'étudiant installait ce dont il avait besoin.


Dernière édition par Gabriel Harvey le Dim 23 Nov - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 1:22

« Pourquoi ai-je l'honneur à ce ... Compliment ? Je ne le mérite pas. Un ange ... est pur, innocent, rayonnant, éblouissant... Il ne me semble pas que je corresponde à cette définition...si ? »

En réalité, Elio n’avait même pas compris pourquoi elle doutait de ce qu’il avançait. Pour lui c’était une évidence. Il avait compris que Gabriel était en quelque sorte timide. Et, cette moue rougissante lui avait tiré un sourire tendre. Savait-elle seulement le bien qu’elle apportait autour d’elle ? Savait-elle seulement que la résurrection n’était pas accordée aux personnes inintéressantes ? Et que même si elle n’avait pas été ressuscité, Lio’ l’apprécierait de la même façon ? Apparemment non. Il souhaitait tellement la rassurer, lui montrer à quel point elle était toutes ces qualités qu’elle avait annoncé.

« Tu es mieux que cela, Gabriel. Mieux que cela »

Ils se mirent bientôt en route vers le pensionnat. Elio n’était pas encore familiarisé avec la route et il prit son temps pour bien prendre ses repères. Comme il ne faisait pas trop attention à la jeune fille, il ne sentit qu’au dernier moment ses doigts s’accrocher à son bras. Son cœur manqua un battement. Puis repartit aussi normalement que possible. L’adolescent rougit et se concentra sur la route. Il n’avait jamais été aussi proche d’une personne en si peu de temps. Quelque part, cela lui faisait peur. Son cœur était-il aussi vide de monde pour que quelqu’un trouve sa place rapidement ? Non. Le musicien savait. Gabriel avait déjà sa place dans son cœur avant qu’il ne la rencontre. Elle était un tout qui complétait les lacunes du sien. Elle était l’étendard qui lui avait toujours manqué durant ses guerres. Elle était l’ange gardien.

Daemon.

Et plus le temps passait, et plus Elio cherchait la signification de ce mot oublié. Sur qu’il était la clé de cette rencontre, sur qu’en connaissant son sens, il connaitrait aussi le sens de cette relation sur laquelle il ne mettait pas de nom. Cette relation aux sentiments si étrange, si inconnus.

Ils arrivèrent bientôt au pensionnat. Le bâtiment était peu peuplé, la plupart des élèves préférant profiter de cette après-midi pour sortir avec leurs amis ou pour certains, passer la journée dans leur chambre à réviser. Elio avait déjà utilisé les amplis de la salle de musique, et il la trouva sans trop se perdre. Evidemment, son sens de l’orientation n’était pas encore assez perfectionné pour qu’il ne se perde pas au moins une fois.

La salle n’avait rien de spécial à part cet énorme tableau représentant Jimmy Hendrix. Cependant, Elio s’y sentait comme chez lui. Des portés, partout, des tablatures, sur les tables et des instruments. L’adolescent ferma les yeux. Le musicien les rouvrit. Il se dirigea automatiquement vers l’un des amplis posés au fond de la salle et le brancha à l’une des prises présentes dans la salle. Puis, doucement, il sorti sa basse de son étui et passa la sangle autour de son cou. Il brancha un câble sur sa guitare alors que Gabriel lançait


« Le spectacle peut commencer »

Il lui lança un regard furtif et se mit à rire. Légèrement. Puis, il tira quelques notes. Lorsque le son fut réglé, il se tourna à nouveau vers l’adolescente. Le musicien lui lança un regard si profond, puisant sa force dans ses yeux, qu’il crut la gêner. Il se détourna rapidement et inspira.


Découvrez System of a Down!


Lorsqu’il expira, les premières notes retentissaient déjà dans la salle. La musique n’était pas spécialement douce ni spécialement rock. Elle atteignait un juste milieu qui convenait sûrement à l’adolescente. Elio l’adorait. D’autant plus qu’il trouvait les paroles étrange appropriées à ce qu’il ressentait.

Ou comment faire passer ses sentiments en poussant la chansonnette.

Car il chantait. Sa voix était grave mais douce. Lui n’aimait pas s’entendre chanter, mais sa mère lui avait déjà dit qu’elle adorait sa voix. Il ne savait pas. Quand il commençait à jouer, tout devenait flou et seule comptait sa guitare et la chanson qu’il interprétait.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 2:18

Il lui sourit. Il ajusta le son. Il allait commencer. Mais avant cela, il la regarda. D'un regard encore plus perçant, encore plus beau. Elle soutenait son regard, un peu comme un jeu: « qui tiendra le plus longtemps ? » Tous les deux. Ils savaient quand commencer, quand s'arrêter. Comme si leurs pensées passaient d'un cerveau à l'autre. Ils fusionnaient en quelque sorte. Les deux baissèrent le regard.

Elio avait terminé. Il allait commencer. Gabriel sentait ses jambes trembler. D'impatience, de stress, d'angoisse. Elle-même ne savait pas vraiment pourquoi. Juste parce que c'était lui ? Peut-être que oui, peut-être que non. Les secondes qui passaient lui paraissaient interminables. Elle observait ses doigts si habiles, qui se déposaient et faisaient des vas et viens sur les cordes. Puis, il commença. Les premières notes. Des frissons. Des émotions. La classe incarnée. La blondinette le regardait, plantée sur sa chaise avec l'impression que tout autour avait disparu. Elle le voyait lui, avec son instrument, faisant défiler les notes. Ensuite, sa voix s'ajoute à cette mélodie si agréable, si émouvante. « I have a problem that I can not explain ». C'est là-dessus que découle sa voix...Puis, il continue, naturellement, comme si il était né pour cela. Pour émouvoir, pour jouer, pour chanter. Ce qu'il chantait, il le pensait. Ça se ressentait. Ce qui se dégageait de la chanson était pur ... Vrai. Elio n'était pas un beau parleur-chanteur qui voulait juste faire tomber les filles. Elle le voyait, il était plongé dans son univers, faisant vivre ses paroles, sa musique.

« I know, how I feel when I'm around you
I don't know, how I feel when i'm around you »


Ces paroles, elles voulaient tout dire. Elles expliquaient tout en quelques mots, quelques syllabes, si bonnes à entendre, à faire lentement glisser dans l'oreille ... Elle pleurait. Gabriel sentait de chaudes larmes couler sur ses joues, ses yeux irrités. Elle aimait cette mélodie mi douce mi amer. Elle aurait aimé l'écouter toujours. Mais elle voulait également dire à Elio combien elle était admirative, émue, impressionnée, bluffée. Aucun mot ne saurait décrire ce qu'elle ressentait en cet instant. Elle laisserait son visage parler, son attitude, son tout.

Puis, lentement, il s'arrêta. Il avait fini sur un « around you now » prolongé, différent, plein de sentiments. Lesquels ? Gabriel ne le savait pas, bien qu'elle aurait aimé. Mais l'important restait ce qu'il faisait passer par le biais de sa musique. Bien plus que des frissons, de la joie, de la mélancolie ou de la tristesse. Un mélange de sentiments indescriptible mais agréable.

Elle se leva de sa chaise la faisant basculer puis tomber.Elle était encore tremblante, encore larmoyante, encore émue et resta plantée en face de lui, qui tenait encore son instrument, qui vivait les derniers instants de sa chanson, quand la dernière note se prolonge dans toute la salle et fait ressentir les dernières nouvelles émotions. Oui, nouvelles, car une se rajoute au lot. Celle qui fait que l'on sait que cet instant magique se termine là-dessus. Qu'on a vécu un moment merveilleux et qu'il s'arrête là. Mais malgré tout, on veut, on sait que ce n'est pas la dernière fois. Qu'une autre arrivera et fera encore ressentir beaucoup de choses ... Des choses différentes, certes, et tant mieux. Un nouveau mélange.

Gabriel tenait son visage entre ses mains, un peu honteuse. Pourquoi ? D'habitude, elle n'avait pas honte, elle ne se cachait pas de ses émotions, mais avec lui, tout était différent... Enfouie sous ses mains et ses larmes, elle bredouilla :

« Tu sais ... c'est ... vraiment magnifique ... »


Elle ne pouvait décrire ce qui venait de se passer. Elle était encore plus émue que la fois où son cousin lui avait joué pour la première fois du piano. Non, ça ne remplacerait en rien ce moment qui restait magique pour elle, mais Elio apportait sa contribution au bonheur de mademoiselle ...


Puis, elle s'approcha de lui, doucement, et d'un souffle lui dit à l'oreille :

« Merci. »
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 19:47

« I have a problem that I can not explain »

Elio chantait. Plus que cela. Il racontait . Sa voix glissait sur les notes qui d’hésitantes s’étaient muées en concentrées. Intenses. L’adolescent ne se serrait pas étonné s’il avait remarqué qu’il était habité lorsqu’il jouait ou chantait. C’était sûrement la vérité. De joyeux il devenait grave , sérieux. Les souvenirs l’emplissaient et il se laissait entraîné par une vague plus puissante que n’importe quelles eaux. Sa mère, sa guitare, puis Gabriel. Sa voix prit de l’ampleur. Les sentiments qu’elle exprimait se firent plus limpides. Plus qu’une bouée, c’était un appel à l’aide qu’il lançait à la salle entière. Tentait-il de réveiller quelque chose chez sa spectatrice ?

Il avait les yeux fermés. Comme pour visualiser un monde qu’il effleurait en même temps que ses doigts effleuraient les cordes. Ils jouaient avec, se déplaçant sur le bois avec une vitesse contrôlée et une douceur infinie. Le médiator qu’il tenait fermement s’attardait parfois sur un sol ému , avant de passé sur un la sans le faire chanter, et de se poser sur un mi grave qui vibrait autant que les bras du musicien. Des bras fins mais, qui soutenaient le poids de l’instrument avec une force insoupçonnée . Celui-ci était d’une noirceur reluisante, doté d’un motif de chat qui semblait prendre vie alors qu’Elio jouait. Les paroles racontaient ce que Lio’ ressentait. Ce qui donnait la force du vécu à ses doigts. A ses lèvres . Ses lèvres qui bougeaient , qui soufflaient un chant émouvant.


* Gabriel , entends-tu cette déclaration à moitié formulée ? Je ne t’avoue pas ici mon amour, mais quelque chose de bien plus fort. De bien plus profond. Si tu pouvais , ne serait-ce qu’un peu , comprendre, je serais tellement heureux. Il y a tellement peu de temps que je t’ai rencontré. Non. Je te connais depuis toujours. Car tu as toujours été là n’est-ce pas ? Je ne comprend pas. J’ai tellement de questions à te poser. Tellement de choses à apprendre de toi, sur toi. J’ai l’infime conviction que plus rien ne nous séparera. En réalité, c’est un souhait. Reste avec moi Gabriel. S’il te plait. Je ne sais même pas quel est ce sentiment. *

« I don’t know, how I feel when I’m around you »

* Et toi , Gabriel , sais-tu ce que moi , je ressens ? Sais-tu ce que , toi, tu ressens près de moi ? *

Pas une seule fausse note ne s’échappa de la guitare. Elio avait déjà pratiqué cette chanson depuis un bon moment. Et ce n’était seulement aujourd’hui qu’il en comprenait le sens réel. Les paroles avait revêtue pour le lui le manteau du vécu. Le manteau de la réalité. Ce voile s’était posé sur lui et il ne le retirerait plus. Ce voile qui pris la forme d’une unique larme sur sa joue. Lio’ ne chercha même pas à l’enlever. Elle continua sur chemin sur son visage, passant sur sa joue, se déposant sur le creux de ses lèvres, tombant au sol.

Entier, il était entier.

Lorsqu’il eut fini, il garda encore un peu les yeux fermés. Juste pour ressentir encore un peu ce bien-être qu’il acquerrait à chaque fois qu’il chantait. Juste pour rester encore un peu dans sa bulle. Une bulle qui éclata au son d’une chaise qui tombe sur un sol trop dur pour comprendre le sens de cette chute. Il ouvrit les yeux et le monde reprit ses couleurs fades . Il dirigea son regard vers l’endroit où avait été Gabriel. Où elle n’était plus. Il ne compris qu’un peu après qu’elle était devant lui. Étourdi , encore tremblant de sa prestation, il la regarda hésité , mettre ses mains devant elle par honte alors que ses larmes la rendait d’autant plus belle , que cette fragilité la rendait encore plus inaccessible puis prendre la parole.


« Tu sais ... c'est ... vraiment magnifique ... »

Le médiator qu’il faisait toujours tournoyer dans sa main tomba au sol. Comment, en quelques mots, réussissait-elle à faire passer ses émotions d’une aussi belle façon ? Un sourire entendu parcouru son visage. Elle était un ange et il avait la conviction qu’elle pouvait tout faire. En tous cas, lui, à côté de l’adolescente, pouvait tout faire.

Il la vit s’approcher de lui, lui souffler dans l’oreille


« Merci. »

Il aurait voulu lui dire que ce n’était rien , qu’il devrait plutôt la remercier elle , pour être tout simplement elle , mais lorsqu’il voulu parler, les mots s’entrechoquèrent dans sa bouche et aucun ne son n’en sortit. Il était encore ému. Et les paroles de l’ange ne l’avait pas aidé. Elio avait tout simplement perdu le sens des mots. Car ils étaient trop fades. Pas assez puissants. Il fit donc la seule chose qu’il savait faire dans ces moments-là.

Le musicien posa doucement sa guitare à terre, la couvant d’un regard que seule les parents portaient à leurs enfants puis, s’approcha doucement de Gabriel. Pour la seconde fois, il la serra contre lui, comme pour combler ce vide entre eux, ce vide qui n’avait pas lieu d’être. Sa tête se déposa dans son cou et , dans le secret de leurs corps, une larme se glissa jusqu’à une de ses mèches blondes. Il resta ainsi, longtemps. Avant de parler, sans émettre l’envi de la lâcher


« Sa me fait toujours bizarre. »

Et ceci résumait le tout dans une perfection moqueuse . Car la perfection émouvait , en ce moment, moins qu’une chanson.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 22:30

Gabriel pleurait encore à chaudes larmes, tentant vainement de se maitriser. Car il allait sûrement la trouver bizarre ... Bizarre de pleurer comme ça. Peut-être était-ce également valorisant que quelqu'un pleure pour son art ? Mais, ce qu'Elio avait fait à l'instant, c'était bien plus que de l'art. « Manière de faire une chose selon une méthode, selon des procédés. Activité, discipline. Habileté dans les moyens employés, talent. Ensemble des moyens utilisés pour produire une création esthétique. ». Cette définition ne représentait qu'une infime partie de ce que venait de produire 'Lio. Lui, avait créé un mélange de sentiments transporté par des notes résonant dans le cœur du public. Le public ? Une seule personne constituait le public, et Gabriel en était rassurée. Rassurée de ne pas avoir à le partager, qu'elle puisse l'écouter, le voir, être dans son univers elle et personne d'autre.

Alors que Gaby était debout, en face de l'adolescent, il se leva à son tour, posant délicatement sa guitare au sol. Puis, il s'approcha d'elle et, une fois de plus, l'entoura de ses bras. Gabriel se sentait à l'aise, heureuse. A son tour, cette fois ci, elle passa ses bras autour de lui, s'agrippant légèrement au T-shirt du garçon, déversant ses larmes sur son épaule. Et, tout en la gardant dans ses bras, il dit :


« Sa me fait toujours bizarre. »

Bizarre ? Dans quel sens ? A propos de quoi ? Jouer, chanter ou recevoir un compliment ? La jeune Daemon se le demandait. Et pourtant, plutôt que de demander, elle restait dans les bras d'Elio, détrempant son T-shirt, se serrant encore plus contre lui, comme pour lui dire « Oui, comme ça, je suis bien. Je suis heureuse, grâce à toi et personne d'autre ». Elle sentit soudain couler dans le creu que formait son cou une larme. Pas une des siennes ... Une d'Elio. Etait-il lui aussi ému? Etait-ce elle qui lui faisait cet 'effet', ou bien cette chanson lui rappelait des souvenirs douleureux. Elle ne lui demanda pas. Elle ne voulait pas gâcher cet instant magique.

Toujours dans les bras de l'étudiant, Gabriel sembla réaliser une chose ... Depuis qu'elle s'était réincarnée, elle s'était uniquement posée la question de savoir qui l'attirait comme ça, qui voulait-elle tant rencontrer. Et, maintenant qu'elle l'avait rencontré car oui, elle en était persuadée, c'était Elio sa destinée et rien d'autre, une supposition, un doute s'immisça en elle. Plusieurs fois, on lui avait conté des histoires à propos de ... Quoi déjà ? Des Daemons, oui, c'est ça. Des Daemons... A ce qu'on lui avait dit, un Daemon était un humain sensé être mort qui se réincarnait avec pour seul but de protéger, de rester aux côtés d'une personne spécifique. Ce Daemon, pouvait, à priori, se transformer en animal. Chacun le découvrait à un moment donné.
Gabriel était-elle le Daemon d'Elio ? Elle devait lui en parler, au risque qu'il la rejette, lui dise qu'elle était bien idiote de croire à de telles légendes. Bizarrement, Gabriel était convaincue au fond d'elle qu'il s'agissait de cela, qu'elle ne se faisait pas d'idée. Elle avait pourtant toujours vécue dans une famille terre à terre, qui ne croyait que ce qu'elle voyait ... Mais là, c'était un fait, Gabriel était le Daemon d'Elio. Point barre.

Tout en se détachant de l'étudiant, la blondinette recula d'un pas, veillant à rester non loin de lui. Puis, elle leva son visage, sûrement sali par toutes les larmes qui avaient glissé dessus et dit, d'une voix à peine audible :


« Elio... Je viens de penser à une chose... Depuis que je me suis réincarnée, j'ai toujours eu cette impression de devoir trouver une personne, de devoir la protéger. Et je sais que cette personne, c'est toi, personne d'autre. Alors, à l'instant ... J'ai repensé à une chose dont on m'avait parlée. Peut-être ne me croiras-tu pas, mais peu importe, je tiens à t'en faire part tout de même. En fait, je crois que je suis ton Daemon. Tu en as peut-être déjà entendu parler ... Un être ayant comme devoir, comme vouloir plutôt, de protéger quelqu'un. Un 'Daemon' peut se transformer en animal ... »


C'est tout ce que la blondinette arrivait à dire. Elle avait peur de tourner au ridicule en en disant plus. Donc, elle se tut. Ne prononça rien de plus avec sa voix. En revanche, elle tenta, peut-être vainement, de faire passer par son regard, son expression, qu'elle ne cherchait pas à lui mentir, qu'elle ne voulait en aucun cas le mener en bateau. Qu'elle tenait trop à lui pour ça, qu'elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre ...Donc, elle se tut. Ne prononça rien de plus avec sa voix. En revanche, elle tenta, peut-être vainement, de faire passer par son regard, son expression, qu'elle ne cherchait pas à lui mentir, qu'elle ne voulait en aucun cas le mener en bateau. Qu'elle tenait trop à lui pour ça, qu'elle ne voulait pas prendre le risque de le perdre ... Parler avec le regard, encore un truc à l'eau de rose. Le genre de truc que Gabriel voyait de plus en plus en ce moment, qu'elle utilisait.

Tout en continuant d'observer 'Lio, la blondinette se sentit désolée. Désolée de s'accrocher à lui alors qu'il avait sûrement 'd'autres chats à fouetter', d'autres choses à s'occuper. Baissant, subitement la tête, laissant ses cheveux retomber devant son visage, elle marmona :


« Excuse-moi... »
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Dim 16 Nov - 23:13

Elio ne sentit presque pas les bras de Gabriel dans son dos. Il se sentait bien dans ses bras. Bien que toute cette rencontre lui paraissait comme digne d’un roman pour fille, il ne pouvait aller contre ces nouveaux sentiments qui agitaient son cœur. Plus que son cœur. Son âme. L’adolescent se sentait lié avec l’ange d’une manière des plus fortes qu’il ait eut l’occasion de connaître . Il se sentait tellement bien . Comme dans un songe. Comme s’il n’était plus de ce monde qu’il avait côtoyé pendant dix-huit ans. Comment une adolescente avait-elle pu le troubler à ce point ? Sûrement parce qu’elle n’était pas une adolescente comme les autres. Lio’ n’avait pu que trop bien le remarquer durant cette après-midi. Et, l’amour que lui portait sa mère lui paraissait presque fade à côté de ces sentiments qu’eux deux ressentaient ici. Là. Maintenant. Et depuis toujours. Et pour toujours.

Daemon.

Ce mot qui sinuait à la manière d’un serpent autour de lui. Ce sens qu’il ne pouvait saisir, comme un poisson trop glissant. Cette clé qu’il ne distinguait pas parmi toutes ces portes qu’il avait ouverte durant l’après-midi.


* Gabriel, qui es-tu ? *

Elle se sépara de lui. L’espace d’un instant, cela lui fit mal. Un pincement au cœur. Car ils étaient prés de trouver. Et que , plus que jamais, leur proximité prenait sens. Prenait forme. Alors, elle prit la parole. Elio en profita pour essuyer doucement le trait humide sur sa joue.

« Elio... Je viens de penser à une chose... Depuis que je me suis réincarnée, j'ai toujours eu cette impression de devoir trouver une personne, de devoir la protéger. Et je sais que cette personne, c'est toi, personne d'autre. Alors, à l'instant ... J'ai repensé à une chose dont on m'avait parlée. Peut-être ne me croiras-tu pas, mais peu importe, je tiens à t'en faire part tout de même. En fait, je crois que je suis ton Daemon. Tu en as peut-être déjà entendu parler ... Un être ayant comme devoir, comme vouloir plutôt, de protéger quelqu'un. Un 'Daemon' peut se transformer en animal ... »

Il lui fallut se mordre la joue pour ne pas crier. Là ! Gaby’ l’avait dit .Daemon ! Le goût de son sang qui coulait doucement dans sa bouche prenait tout d’un coup les couleurs de la vérité. Alors, elle était son daemon. Lui appartenait-elle entièrement ? Le musicien chassa directement cette pensée de son esprit. Gabriel était un ange gardien. Point. Peut importait qu’elle se change en animal ou qu’elle ait pour mission de le protéger lui et uniquement lui. C’était d’ailleurs égoïste, mais cela lui faisait plaisir. Ce lien étrange , ne l’unissait que lui à elle. Seulement lui.

« Maman m’avait déjà parler des daemons. Seulement j’ai oublié ce qu’elle m’avait dit. J’arrêtais pas d’y penser depuis tout à l’heure. Alors, c’est moi ? »

Un léger sourire éclaira le visage d’Elio. Qui prit un air enfantin d’immense joie. Un sentiment chaud coulait dans son corps. Dans son cœur. Il aurait voulu , après son émotion de tout à l’heure, crier au monde entier qu’il était heureux. Sans réellement comprendre pourquoi. Sans se déconcentrer de Gabriel. Son daemon. Son ange. A lui.

« Excuse-moi... »

Elle avait baissé la tête et ses cheveux tombaient sur son visage en une cascade d’or et de blanc. Il était surpris. Surpris qu’elle s’excuse pour une raison inconnue. Pour une raison qu’il n’envisageait pas ni ne comprenait. Instinctivement, sa main se leva , puis se glissa dans les yeux de la jeune fille. Il les bougea lentement de devant son visage , ne serait-ce que pour fixer son regard. Qu’elle voit ses yeux pour comprendre qu’il n’y avait pas à s’excuser.

« Pourquoi tu t’excuses ? Je suis le plus heureux des garçons . »

Il rit. Les nerfs. Il avait trouvé quelque chose d’important aujourd’hui. Il était entier et adorait cette sensation. Pris d’un élan de joie, il reprit Gabriel dans ses bras. La fit tournoyer avec lui. Il ne voulait pas qu’elle prenne cela pour une tâche, pour une corvée. C’était tellement important pour le musicien qu’elle l’apprécie. Tellement important qu’elle ressente la même chose. Même s’il ne mettait pas encore de nom sur ses sentiments.

« Tu te transformes ? Tu peux me montrer ? »

Demanda-t-il en la posant doucement sur le sol. Comme pour lui donner le temps de réfléchir, il se dirigea vers le médiator qui gisait par terre. Le prit et le fit tournoyer dans sa main. Avec un sourire. Infiniment heureux.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Lun 17 Nov - 0:20

« Maman m’avait déjà parler des daemons. Seulement j’ai oublié ce qu’elle m’avait dit. J’arrêtais pas d’y penser depuis tout à l’heure. Alors, c’est moi ? »

Ouf. Soupir de satisfaction, de soulagement. Il n'avait pas cru qu'elle racontait un tissu de mensonges. Sa réaction se trouvait être ... Simple mais construite. Lui aussi avait donc entendu parler de daemons, puis, il y avait réfléchi. Gabriel espérait qu'il était heureux qu'elle soit SON daemon et celui de personne d'autre. Elle voulait lui appartenir complètement. Et qu'il lui appartienne également ... La blondinette s'imaginait qu'ils s'appartiennent mutuellement, sans que des barrières soient installées. Mais que ces sentiments si forts, si puissants, ne soient pas donnés à une autre personne. En tout cas, ses sentiments à elle, si spéciaux, n'iraient qu'à Elio.

Puis, après qu'elle se soit excusée, toute gênée, le jeune homme glissa sa main, ses longs doigts, dans les longs cheveux de Gabriel. Elle rougissait. Elle aimait cette sensation, sentir les doigts d'Elio se poser délicatement dans sa chevelure...Lentement, il dégagea son visage des cheveux lui tombant devant les yeux. Il plongeait son regard dans le sien... Gabriel le comprit, comme par télépatie, il lui disait de ne pas s'excuser. Et i l prit la parole, réellement :


« Pourquoi tu t’excuses ? Je suis le plus heureux des garçons . »


Le plus heureux des garçons... Grâce à elle ...Qui était également la plus heureuse... De quoi ? Des daemons ? Oui, ça convenait. Elle était la plus heureuse des daemons. Et tout cela, uniquement grâce à Elio. Grâce à l'adolescent, au musicient, au garçon... Une fois de plus, elle laissa s'échapper de ses yeux des larmes. Des larmes de bonheur. La phrase qu'il avait dite sonnait aux oreilles de l'adolescente comme les notes qui étaient sorties de sa bouche il y a quelques instants.

Elle imaginait les moments heureux qui les attendaient. Elle imaginait toutes les choses qu'ils ne s'étaient pas encore racontées mais qu'ils allaient se raconter. Gabriel voulait tout savoir de lui, de sa naissance jusqu'à maintenant. Ses moindres sentiments, ses plus infimes émotions. Elle voulait également tout lui dire d'elle, bien que ça soit sûrement égocentrique. Pour la blondinette, leur relation se développait de plus en plus, dans le bon sens. Elle savait que ça ne finirait pas, du moins pour elle. Qu'elle voudrait toujours être là pour lui pour lui et personne d'autre. Et, il la reprit dans ses bras, la soulevant cette fois du sol, la faisant tournoyer. Elle riait. Elle pleurait. Ce mélange de sentiments la rendaient on ne peut plus heureuse, elle aurait aimé resté dans ses bras à vivre cet instant si longtemps. Lui qui la faisait tournoyer de la sorte, tout en la serrant contre lui. Son cœur battait à un rythme insoutenable, et pourtant, elle en était heureuse. Il la reposa. Elle continuait de rire, le laissant éclater. Après quelques secondes, elle se calma, gardant un sourire accroché à ses lèvres. Elle sentait ses yeux briller, son cœur s'ouvrir ...

Puis, enjoué, Elio lui demanda :


« Tu te transformes ? Tu peux me montrer ? »

Se transformer, maintenant ? Pourquoi pas, si seulement elle savait comment le faire. Pour quelqu'un extérieur à leur histoire, tout cela paraitrait sûrement idiot et hors de la réalité. Mais pour elle, il n'y avait pas plus réel. Le bonheur dans la réalité. Pas dans les rêves. Comme un rêve réalisé, voilà ce qu'était son bonheur.

Gabriel leva la tête vers l'étudiant et lui répondit :


« Je ne sais pas vraiment comment faire mais ... Pourquoi pas essayer ? »


Concentration. C'était sûrement le maître mot. Gabriel ne pensa plus qu'à cela. Se transformer pour lui montrer, pour lui faire plaisir, pour le rendre heureux. Elle ferma les yeux. Puis, elle sentit ses cheveux légèrement voleter, comme si une brise venait de traverser la pièce. Une sorte de tourbillon s'installa autour d'elle, elle se sentit rapeticir, changer. PAF. Sous un bruit peu commun, elle devint ... Un lynx. Elle le savait au fond d'elle bien qu'elle ne vit que ses pattes velues d'un gris clair tirant vers le bleu. Sa vision s'était améliorée comme jamais. En revanche, elle ne voyait que les genoux d'Elio qui était en face d'elle. Gabriel leva la tête et regarda Elio, interloquée et, comme un automatisme, elle alla se frotter contre ses jambes, sous un ronronnement amical.

Les sensations en tant que lynx était très ... Spéciales. Elle sentait ses coussins sous ses grosses papattes et la coordination de ses mouvements si différente. Elle marchait à quatre pattes, et ça lui plaisait. Intriguée, elle ne put s'empêcher de faire tout le tour de la salle pour avoir un meilleur aperçu de ce que ce changement d'apparence amenait. Son odorat était également plus développé. Elle sentait l'odeur d'Elio et ne prêtait attention qu'à celle-ci, qui était agréable, douce, colorée.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Lun 17 Nov - 19:26

Alors qu’Elio avait voulu la réconforter, Gabriel se mit soudainement à pleurer lorsqu’il lui annonça qu’il était le plus heureux des garçons. Il s’était légèrement affolé et ses doigts avaient subitement quitté la chevelure de son amie. De son amie ? Non. Le lien qui s’était installé entre eux était bien plus puissant que cela. Bien plus qu’une amitié normale. Lio’ ne savait peut-être pas réellement ce qu’étaient des amis, à vrai dire, comment aurait-il pu à l’orphelinat , en garder pendant plus d’un an ? En tous cas, la daemon ne pouvait, ne devait pas , être une simple amie. L’adolescent était peut-être égoïste , peut-être souhaitait-il trop de cette relation, mais ses sentiments, confus, étaient clairs sur ce point. Il ne voulait pas la quitter. Jamais. Comme sa mère. Plus que sa mère.

Le musicien avait fait tournoyée sa protectrice . Instinctivement. Affectueusement. Et elle avait rit. Tout en pleurant. Cette étrange mélange de sentiments lui avait tiré un sourire entendu. Au moins, ressentait-elle la même chose que lui au niveau de la confusion. Il en était d’une part heureux et de l’autre triste. Car, cette même façon de ressentir les rapproché mais à deux, ils n’arrivaient toujours pas à mettre de nom là-dessus. Elio était patient. Il attendrait. Mais attendre quoi ? Quelque chose lui soufflait qu’il découvrirait lorsque le moment serait venu. Que cela viendrait tout seul et qu’il n’avait pas à se creuser la tête. Plutôt que réfléchir il devait profiter. Profiter de ce moment éphémère qui ne finirait que trop tôt. Profiter de Gabriel qu’il ne pourrait pas avoir à ses côtés vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Quand il la reposa, le même sourire brillait sur les lèvres des deux étudiants. Un sourire de vérité. Un sourire de compréhension.


« Je ne sais pas vraiment comment faire mais ... Pourquoi pas essayer ? »

Son rictus à lui se fit encourageant , alors qu’elle répondait à une énième de ses questions. Pouvait-il lui demander de faire des choses qu’elle ne savait pas faire ? Etait-ce son rôle ? Il ne le croyait pas. Et, d’un coup, cette question qu’il avait posé sur un ton léger pris un poids incommensurable dans son esprit. Lui demandait-il l’impossible ? Devait-il lui dire que ce n’était pas grave, si elle ne réussissait ? Devait-il…

Ses questions s’envolèrent en même temps que le bruit étrange lorsqu’il résonna dans la pièce. Les contours de Gabriel se voilèrent puis changèrent . D’humaine, elle passa à félin. Et, quel félin ! Un lynx . Elio s’autorisa un immense sourire. Un lynx ! Elle était magnifique. Son poil , cendré , réfléchissait la lumière et la rendait presque irréelle. Sa tête avait pris les formes habituelles des félins , bien que sa gueule transparaisse un sourire on ne pouvait plus humain. Ses oreilles étaient longues et l’adolescent devinait qu’elle entendait , maintenant, bien plus que lui ne le pouvait. Et, au bout , ces fameux poils. Il aurait voulu toucher son poil, ses oreilles. Il n’en avait pas la volonté. Comme si dorénavant, Gabriel était devenue une entité qu’il ne pouvait que souillait en la touchant. Son corps, à la musculature si fine et pourtant faite pour grimper, pour l’endurance. Ses pattes aux énormes coussinets pour lutter contre le froid et ses griffes aussi acérés que des poignards. Sa queue, qui fendait l’air dans un mouvement tranquille . Tout en elle respirait le félin. Transpirait le félin. Gabriel était félin. Et lui, était un admirateur. Un enfant découvrant la beauté des chats.

Il jeta un coup d’œil à son médiator. Quelle pâle imitation.

Toujours sans parler, l’adolescent regarda le lynx faire le tour de la salle, découvrant sûrement pour la première fois toutes les capacités dont il était capable. Si seulement elle pouvait se voir comme lui la voyait. Certes, le blond aimait, adorait les félins. Mais en voir un comme celui-ci devant lui, un qu’il savait être Gabriel , la personne pour qui il ressentait des sentiments si étranges l’émouvait énormément. Il ne savait pas quoi dire. Quoi faire.

Finalement, il s’assit . Par terre. Et posa sa têtes dans un creux formé par ses mains. Un sourire admiratif étirait ses lèvres et ses yeux n’existaient plus que pour regarder l’animal se mouvoir dans la salle. Il ne disait rien. Les mots n’étaient plus assez puissant pour revêtir la vérité de ce qu’il pensait. De ce qu’il ressentait.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Lun 17 Nov - 21:12

Gabriel, désormais lynxette, continuait d'exploiter ses nouvelles capacités. Elle était déçue que l'espace soit si restreint. Avec ça, elle ne pouvait pas courir comme elle aurait souhaité l'essayer. Enfin, peu importe, elle allait de toute façon pouvoir réessayer autant de fois qu'elle le désirait, à priori.

Elle marcha, en long en large et en travers de la salle pendant cinq bonnes minutes avant de remarquer qu'Elio s'était accroupi. Qu'il était là, soit à l'observer soit plongé dans ses pensées. Lesquelles ? Gaby aurait bien aimé le savoir. Elle s'approcha donc de lui, tout doucement, roulant des mécaniques, et s'assit juste en face, comme pour lui dire :« Je suis à tes ordres, fais ce que tu veux de moi. ». Puis, voyant qu'il ne réagissait pas, elle se frotta contre sa main, réclamant des caresses. Elle resta quelques minutes comme ça contre lui. Décidément, l'apparence de lynx lui plaisait bien.

Dans ces instants, elle aurait juste aimé être l'objet des désirs d'Elio. Qu'il ait envie de rester avec elle, de la combler de caresses, de lui donner encore ces sourires qui le rendaient si spécial, si beau. Et pourtant, Gabriel n'était pas habituée à utiliser le terme 'beau', pensant que c'était une chose bien trop subjective pour être lancée à tort et à travers. Mais là, c'était différent. Elio était beau. Magnifique. Éblouissant. Et elle ne parlait pas que de l'apparence, bien au contraire ... Elle parlait de tout ... Tout était ... Authentique. Oui, authentique était le bon mot. Ses gestes n'étaient pas calculés, il était lui-même, ne s'en vantait pas ni ne se rabaissait. Etait-il la perfection ? Non, aux yeux de Gabriel, il ne l'était pas. Pour deux simples raisons. Il ne lui appartenait pas exclusivement et était si 'bien' que les autres l'enviaient sûrement, ce qui va contre la définition de la perfection. Quelqu'un de parfait ne devrait pas rendre les autres jaloux, si il était parfait. Voilà pourquoi il ne pouvait être parfait, juste pour cela. Bref, mieux valait passer outre ces réflexions pseudo philosophiques.

La féline se releva et, frottant une dernière fois contre la main pendante du musicien, elle se concentra. Se re concentra. Comme ce qui s'était produit un instant plus tôt, elle changea d'apparence, dans l'autre sens cette fois-ci. Elle se sentit grandir, revenir sur deux jambes, ses cheveux repoussaient. Sous le même bruit que tout à l'heure, elle se retrouva intacte, dans sa robe à froufrous. Tout de même, c'était une expérience des plus ... Spéciales. Si elle racontait ça à quiconque d'autre, on lui rirait sûrement au nez. Dommage, elle aurait bien aimé partager cette expérience avec quelqu'un également capable de se 'transformer'.

Les yeux rêveurs, l'étudiante commençait à partir dans la lune. Combien de temps cela faisait-il qu'ils s'étaient rencontrés ? Une heure, deux heures ? Peut-être moins, peut-être plus, mais elle savait qu'elle voulait passer le reste de la journée avec. D'ailleurs quelle heure était-il ? N'ayant pas de montre, l'étudiante n'osa pas demander à Elio, de peur qu'il pense qu'elle s'ennuyait avec lui. Mais non, elle ne ressentait pas un brin d'ennui. Ils auraient pu se regarder dans le blanc des yeux pendant des heures qu'elle ne se serait pas ennuyée, qu'elle serait restée plantée à l'observer, à trouver la moindre chose devant laquelle être en admiration. Imaginant la scène; deux adolescents assis sur une chaise chacun, l'un en face de l'autre, s'observant, sans rien dire.Imaginant la scène; deux adolescents assis sur une chaise chacun, l'un en face de l'autre, s'observant, sans rien dire, l'adolescente fut prise d'un fou rire qu'elle tenta tant bien que mal de dissimuler, puis elle dit, sous son rire enfantin :


« Excuse-moi, tu sais, c'est pas pour me moquer de toi hein ! J'imaginais juste des choses. »


L'envie de lui dire tout ce qu'elle ressentait grâce à lui prit à la blondinette ... Elle ne savait pas trop si il était meilleur de se retenir, de s'en empêcher... Finalement, elle s'arrêta de rire, prenant un air plus sérieux, presque solennel, tout en gardant dans ses yeux une petite lueur incomparable à celle qui s'était installée dans son coeur depuis qu'ils s'étaient rencontrés et qui n'allait sûrement pas y bouger avant longtemps. La daemon s'approcha un peu plus de l'étudiant et lui dit :

« En fait ... Depuis que je t'ai rencontré, j'ai l'impression que tout a changé. En plus beau, en meilleur, en mieux que mieux ... Je me sens revivre une troisième fois. La meilleure de toutes. Et je sais que tout ça, c'est grâce à toi, et que ça n'a pas fini d'évoluer. Dans le bon sens j'entends. Et... »


Elle marqua une pause, s'approchant de plus en plus de l'étudiant, passant ses bras autour de son cou, se mettant sur la pointe des pieds, se serrant contre lui et chuchota à son oreille :


« Cette fois, c'est mon tour ».


Elle commençait à se sentir vraiment détendue à ses côtés donc encore mieux qu'aux premières minutes de leur rencontre. Oui car, les premières minutes passées, la surprise passée, l'adolescente n'avait cessé d'angoisser pour telle ou telle raison, mais là, elle était si bien. Elle avait l'impression d'être installée dans son cocon dont elle ne voulait pas bouger, bien au chaud. Elle ne voulait que personne s'immisce entre eux, elle le voulait pour elle seule. Bien sûr, avant tout cela, elle souhaitait le bonheur d'Elio avant le sien donc si il préférait s'éloigner d'elle pendant un temps ... Pour toujours même, elle l'accepterait mais le protégerait toujours. De loin, certes, mais elle ne laisserait personne lui faire du mal... Mais ... Si elle, lui faisait du mal ? Non, non ... Elle préféra faire fuir cette pensée pour l'instant. Car elle était si bien, installée comme ça...
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Lun 17 Nov - 23:06

Ainsi accroupi, Elio voyait encore mieux le lynx se déplacer. Il pouvait presque sentir la puissance des pattes lorsqu’elles se levaient, irrésistibles, vers le haut , puis se reposaient au sol sans un bruit . Il était fasciné par les expressions de sa tête, de ses yeux. Purement sauvage. Purement félin. Et la façon dont ses oreilles se couchaient sur sa tête, de surprise , de peur ou lorsqu’elles frémissaient de plaisir était amusante. Cela tira un sourire au jeune homme. Gabriel était presque inaccessible. Elle avait atteint quelque chose, atteint un stade qu’il ne pourrait jamais effleurer. Il la trouvait belle. Plus que cela. Lumineuse. Ce bonheur qu’il ressentait à travers elle le fit sourire plus . Si elle était heureuse alors il l’était aussi. Il n’arrivait même pas à être jaloux. Il n’avait aucune envie de l’être. Seule comptait , le lynx et sa découverte de la pièce.

La tête posée sur le dos d’une de ses mains, il se sentit soudain partir dans les méandres de ses pensées. Son regard se fit vide . Lio’ ne bouge plus d’un centimètre. Où avait-il déjà eu une telle sensation face à un félin ?


Flash-back.

« Go little Elio. Nous allons au zoo today »

Le jeune garçon de dix ans avait sauté de joie. Il n’était même pas au courant que sa mère avait décidée cette escapade. Mais il était habitué maintenant. Parfois, elle décidait des choses à la dernière minute « parce qu’elle le valait bien » comme elle disait. Il s’était préparé à toute vitesse, mettant le plus d’objets possible dans un sac trois fois trop petit. Heureux. Il adorait quand sa mère l’emmenait découvrir des choses dont il n’avait jamais soupçonné l’existence à l’orphelinat. Des choses qu’elle expliquait d’une si belle manière…

Le trajet en voiture avait été, comme d’habitude , des plus amusants. De la musique punk au son monté au maximum , ils avaient parlé de tout et de rien , Elio posant des centaines de questions sur les zoo, ce qu’on y faisait, qu’est-ce qu’on y voyait etc… Elle lui avait répondu avec son sourire mystérieux de d’habitude qu’il verrait lorsqu’ils y seraient et qu’elle tenait à lui présenter quelqu’un à qui elle tenait beaucoup. Lio’ s’était dit que cette personne devait avoir beaucoup de chance que sa mère tienne à elle de cette manière, vu la lueur dans ses yeux.

Finalement , ils étaient arrivés. Le jeune garçon avait alors compris qu’un zoo regroupait tout pleins d’animaux dans des cages bizarres. Des cages sensées ressembler à leurs habitats naturels. Mais, pour l’enfant, ces habitats n’avaient rien de réel. Ce pourquoi il avait directement détesté le principe d’un zoo. Jusqu’à ce que sa mère lui explique que , parfois, c’était pour le bien des animaux, que , ce zoo était la propriété d’un ami à elle et qu’il faisait tout pour sauver certaines espèces en danger. Elio avait alors adoré ce zoo. Se promenant dans les allées, apprenant le nom d’animaux qu’il ne connaissait pas , il s’était inventé des aventures de héros où il remplacé Tarzan et était plus fort que lui. Même qu’il criait plus fort et mieux. Même qu’il…

Deux yeux mordorés s’étaient plantés dans ses pupilles. Au bout, une panthère , au pelage d’un jaune orangé taché de noir. Elio s’était alors stoppé net. Hypnotisé. Admiratif. L’impression blasée que l’animal lui portait, sa patte négligemment posée sur une autre , son corps couché sur un sol trop artificiel pour le contentait , sa queue battant sur un rythme doux et las. Il formait un tout qui captivait le jeune garçon. Qui s’approcha. Ses deux mains se posèrent sur les barreaux de la cage , trop loin pour que la panthère l’approche. Déjà trop près pour qu’il lui échappe.


« je te présente Arthémis , Elio. C’est la personne à qui je tiens énormément. »

Lio’ avait détaché l’espace d’un instant son regard pour le poser sur sa mère. Qui souriait. Un sourire ébahi étira les lèvres du blond et il se replongea dans la contemplation de l’animal. Lorsque celui-ci daigna poser son attention sur l’enfant , celui-ci murmura

« Enchanté, Arthémis »

fin du Flash-back

Il ne l’avait pas vu arrivée. Ni même sentit. Comme si inconsciemment, il lui avait accordé son entière confiance. Le musicien ne remarqua la présence de l’animal que lorsque son museau froid se posa sur sa main . Le lynx se faufila autour de l’adolescent qui sourit , un air légèrement nostalgique plaqué au visage. Il laissa sa main pendant devant lui et , à chaque fois que Gabriel finissait de tourner autour de lui, elle lui donnait un léger coup de tête auquel il répondait par une caresse. Leur petit jeu dura encore pendant un instant, si bien qu’Elio finit par oublier son moment d’égarement. Seul comptait son daemon. Seule comptait Gabriel.

Finalement , elle se retransforma. Dans un éclat semblable à celui d’avant elle reprit forme humaine. Et resta là , debout, perdue dans ses pensées. Cela tira un nouveau sourire au jeune homme. Vu d’ici, elle semblait encore plus inaccessible que lorsqu’elle était animal. Une nouvelle fois, il la trouva magnifique. Et , lorsqu’elle partit dans un fou rire à l’origine inconnu, il prit un sourire rêveur et resta accroupi par terre, la tête sur la main.


« Excuse-moi, tu sais, c'est pas pour me moquer de toi hein ! J'imaginais juste des choses. »

« Encore heureux ! Mes vengeances sont terribles little cat »

Il la regard s’avancer , puis , s’accroupir à sa hauteur. Dans ses yeux, brillait une certaine lueur féline et joueuse. Elio l’adora de suite. Son sourire s’amplifia.

« En fait ... Depuis que je t'ai rencontré, j'ai l'impression que tout a changé. En plus beau, en meilleur, en mieux que mieux ... Je me sens revivre une troisième fois. La meilleure de toutes. Et je sais que tout ça, c'est grâce à toi, et que ça n'a pas fini d'évoluer. Dans le bon sens j'entends. Et... »

« Je suis jamais mort, mais maintenant je peux dire qu’il est possible de mourir de bonheur… »

Seulement , il avait sûrement parlé dans le vide. Parce que deux bras passèrent dans ses épaules et qu’il se retrouva bientôt pour la troisième fois étreint avec Gabriel. Sans jamais s’en lasser. Elle aurait pu recommencer des centaines de fois même si elle avait voulu. Avec un soupir de bien-être, il rendit son câlin à la jeune fille en passant un bras dans son dos et la serrant un peu plus.

« Cette fois, c'est mon tour ».

Il pouffa . Passa son deuxième bras dans son dos. Elle était mince. Pas trop maigre , ni trop grosse. Le juste poids , celui qu’on adore étreindre. Décidément, il ne lui trouvait aucun défaut.

« J’adore quand c’est ton tour. »

Rit-il dans ses longs cheveux argentés avant de plonger son nez dans son cou. Elle sentait bon. Un mélange de son odeur à elle et de la sienne. Puisqu’il l’avait déposé sur elle. Et , c’était de loin le meilleur parfum qu’il pouvait sentir .

« Tu sens bon »

Pensa-t-il tout haut.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Mar 18 Nov - 23:18

'Little cat '. Voilà comment il l'avait appelée. Gabriel aimait ce surnom, car il était affectueux, montrait qu'un lien était présent entre les deux adolescents, qu'elle n'était pas juste une connaissance malgré qu'ils se soient rencontrés il n'y a pas longtemps. Elle aurait aimé qu'il lui susurre un flot de surnoms à l'oreille, puis, d'un souffle délicat, son prénom. Et à lui, qu'est ce qu'elle pourrait lui donner comme surnoms ? Un manque d'imagination s'empara d'elle. Lili ? Non, ça faisait fillette.'Lio ? Trop banal. Tant pis, un surnom arriverait comme un cheveu sur la soupe au moment où elle s'en douterait sans doute le moins. Et puis, l'adolescente était déjà sur un nuage bien moelleux, bien confortable duquel elle ne voulait pas bouger, sauf si le prochain était encore mieux. Et la direction que prenait le nuage la guidait vers un autre encore meilleur. Non, LES guidait. Oui, Elio l'accompagnait, l'aidait à rester sur ce nuage, et c'est même lui qui l'y avait amenée. Puis, il semblait s'y être posé avec elle. Gabriel ne voulait pas être trop confiante, mais elle avait l'impression, le sentiment que lui aussi était bien.

Son sentiment fut confirmé quand elle entendit Elio dire :


« Je suis jamais mort, mais maintenant je peux dire qu’il est possible de mourir de bonheur … »

Alors c'était ce qu'il pensait. Ce nouveau sentiment à peine naissant semblait s'être installé fermement dans le coeur des deux adolescents. Mourir de bonheur ... Cette phrase était à la fois joyeuse et à la fois triste. S'il mourait, que ferait-elle ? L'étudiante avait la conviction qu'elle mourait avec lui ... Qu'il ne pouvait pas mourir sans elle, qu'elle accompagnerait. Ces pensées installèrent une pointe de tristesse dans le coeur de la jeune Daemon. Elle savait qu'à un moment donné, inévitable, la mort arriverait. Mais, cela signifiait-il une séparation ..? Non, elle ne le pensait pas. La mort était même peut-être un moyen de se rapprocher encore plus qu'ils ne l'étaient là, l'un de l'autre. Être unis, ne faire qu'un, peut-être était-ce ça... Ou alors, trop comblée par la vie, les vies, SES vies, l'ex daemon irait en enfer, ayant déjà eu une nouvelle chance, tandis que lui irait au paradis. Car il était tel un ange, alors il ne pourrait pas aller en enfer. Cela le salirait. Non, ce n'était même pas envisageable. Et puis, pourquoi pensait-elle à tout cela ? Ils venaient de se rencontrer qu'elle imaginait déjà le pire, était-ce le signe d'un attachement plus que profond ? Trop de questions se promenaient dans sa tête sans trouver de réponse... Mais qui pourrait-lui répondre? Ce n'est pas comme si un angelot allait lui être envoyé pour répondre à tout ça. Alors, elle devrait attendre, chaque réponse viendrait en temps voulu. Point.

Entourant l'adolescent de ses deux bras, elle sentit l'un d'Elio se déposer dans son dos. La resserrer un peu. Elle l'entendit rire. Puis, il passa son deuxième bras autour d'elle, qui ferma les yeux, un sourire accroché aux lèvres. Elle exerça une pression plus forte, pour être encore plus près de lui de façon à entendre son coeur battre, sentir son souffle arriver sur son visage. Il dit :


« J’adore quand c’est ton tour. »

Il rit et plongea son visage au milieu des cheveux de l'étudiante pour arriver au niveau du cou. Elle sentait son souffle, si agréable. Encore une fois, elle resserra la pression qu'elle exerçait en le tenant dans ses bras. Sa force n'était pas incommensurable donc elle ne risquait pas d'abîmer Elio. En revanche, elle commença à sentir un semblant de crampe dans ses bras et c'est bien là qu'on voyait le taux de sport qu'elle avait fait dans sa vie. C'est à dire vraiment pas grand chose. Elle ne put réprimer un léger rire, desserrant cette fois-ci un peu son étreinte. Puis, il avait dit, d'un air mi rêveur mi réaliste :

« Tu sens bon »

Elle élargit encore plus son sourire. La pièce dans laquelle ils étaient avec disparue. Il n'y avait plus qu'eux deux. Il était SON centre d'attention, SON centre du monde, et rien ne pourrait y changer. Tout était d'un blanc paradisiaque. Elle se cala contre lui, logeant sa tête sur le torse de l'étudiant, gardant ses bras autour de son cour, sur lequel elle déposa ses fines mains, froides au vu de la température qu'il faisait dans la salle. Elle les réchauffa sur le cou du jeune homme qui lui, était d'une chaleur qui semblait se répandre partout.

Aucun souvenir, même le plus beau, ne pouvait égaler ce qui se déroulait en ce moment. Une ouverture sur sa nouvelle vie s'ouvrait pour Gabriel. Elle allait avancer dans ce chemin avec Elio. Elle espérait qu'ils allaient se soutenir, mutuellement, se permettre d'être heureux. Elle espérait qu'il ait toujours besoin d'elle, qu'elle ait toujours besoin de lui. Que l'un ne continue pas sans l'autre. La vie en rose. Bien que ça soit simpliste, ça représentait en gros la vie que la jeune daemon allait mener désormais. Celle qu'elle allait mener avec Elio. Ensemble, unis.

Puis, Gabriel s'agrandit, se mettant sur la pointe des pieds et, tout en gardant ses bras autour du coup d'Elio, elle lui déposa un baiser sur la joue. Elle rougit tout en souriant, puis se recala contre Elio chuchotant, presque pour elle-même, mais de manière audible :


« Merci pour tout ce que tu m'apportes depuis que je t'ai rencontré. Depuis que je t'ai VRAIMENT rencontré. Merci, merci, merci ... »


Gabriel aurait pu le répéter mille fois, que ça n'aurait pas été suffisant. Que la gratitude qu'elle avait envers lui n'aurait toujours pas été exprimée telle qu'elle la ressentait. Mais elle voulait vraiment trouver un moyen de le remercier ... De lui dire, qu'elle aussi, elle ferait tout ce qui dans ses mesures pour le rendre heureux, pour le garder avec elle sur son nuage. Car il était bien évidemment hors de question (pour elle) qu'ils fassent nuage à part.

Elle recala sa tête contre lui, souhaitant rester comme ça plusieurs minutes, en parlant ou non. Puis, elle imaginait être dans un lieu plus agréable. Fleuri, oui, pourquoi pas ? Un champs de tournesols, parce qu'ils se tournent vers le soleil pour vivre, parce qu'ils le remercient en le montrant.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Mer 19 Nov - 0:18

Elio avait comme un air dans la tête. A moins que ça ne soit l’ultime expression du bonheur. Quoiqu’il en soit, il se rappelait soudainement une chanson que sa mère lui avait joué à la guitare. Une de ses compositions qui vous restent dans la tête sans que vous puissiez vous en débarrasser. Un de ces airs mi-doux mi-triste , qui vous donne envie de pleurer. De pleurer de joie comme de tristesse . De pleurer d’émotion comme pour rien. Etait-ce ce sentiment que ressentait le jeune homme ? Avait-il envie de laisser couler les larmes de son cœur pour ces raisons ? Il était heureux. Très heureux. C’était certains. Gabriel était sûrement ce qui lui était arrivé de mieux depuis tellement longtemps. Il n’osait pas la comparer à sa mère , de peur de confronter deux sentiments différents mais de même intensité. Mais il pouvait aisément dire qu’elle lui était devenue importante, en quelques heures. Plus qu’importante. Essentielle. Il était triste. Oui. A ce moment, il réalisa qu’il était triste. Pour une raison étrange. Qui lui tira un sourire. Il était triste pour le moment où il devrait la quitter. L’adolescent pensait au déchirement que lui causerait une séparation de quelques heures. Car, évidemment, ils se reverraient. Comment faire autrement ?

Le musicien sentait l’adolescente contre lui, parfois renforçant son étreinte, parfois la relâchant. Sa façon de se mouvoir lui tira un sourire attendri. Elle lui rappelait sans cesse le félin dont elle pouvait prendre la forme. Aurait-elle ronronné, que cela n’aurait pas étonné plus que cela l’étudiant. Et elle se blottissait là contre son torse , la tête vers le bas, les bras, qu’elle ne semblait pas vouloir laissé au même endroit plus d’une minute, tantôt autour de son cou, tantôt sur son buste . Son seul regret était qu’il ne pouvait pas se plonger dans ses yeux. Il les adorait. Ses iris , comme une mer noire et profonde, le fascinaient. Comme deux tentatrices, elles l’attiraient vers le visage fin de son daemon. Un visage de poupée. Le musicien aux doigts experts avait eu l’occasion de le toucher. Comme les mains de la jeune fille, il l’avait trouvé doux. Agréable. Comment aurait-ce pu être autrement ?

Soudainement, la poupée de porcelaine se grandit en se levant sur ses pieds puis, posa un baiser sur la joue de l’étudiant qui n’avait pas eu le temps de comprendre ce qui lui était arrivé. Sa mine prit alors une teinte oscillant entre le rose et le blanc alors que sa bouche s’étirait dans un rictus de surprise. Puis, il sourit. D’un air hébété. Elle se recala contre lui et il la serra plus fort, sûrement pour lui faire comprendre qu’il adorait ces gestes d’affection de sa part. Qu’il l’adorait elle. Plus que cela. Mais quoi ?


« Merci pour tout ce que tu m'apportes depuis que je t'ai rencontré. Depuis que je t'ai VRAIMENT rencontré. Merci, merci, merci ... »

« Merci d’exister »

Répondit-il, le regard perdu dans le vague alors qu’elle se blottissait plus confortablement contre lui. Lorsqu’elle avait bougé, sa tête s’était dégagée de ses cheveux argentés et de son cou . Il l’y replaça doucement, goûtant la douceur des mèches sur sa peau. Il aurait voulu rester là éternellement. C’était son seul souhait actuellement. La torpeur qu’il ressentait était plus forte que n’importe quelle autre , apportée par un substitut de ce mélange de sentiments intenses. Et, prit par une soudaine envie de parler, il lui chuchota, lui murmura à l’oreille.

« Je serre le plus cool des daemons dans mes bras »

Il fut pris d’un fou rire étrange , silencieux. Seul son corps avaient des soubresauts, qu’il calma finalement bien vite. Une fois qu’il eut repris son calme, il releva la tête, appuya son front sur celui de Gabriel et lui dit.

« Plus sérieusement. Je suis heureux. Merci »

Il put enfin se replonger dans ses yeux. Se concentré sur cet amas de sentiments qui flottaient à l’intérieur. On dit toujours que les yeux sont le miroir de l’âme. Ceux de la lynxette resplendissait sous l’effet d’un sentiment que lui-même n’arrivait pas à définir. Ils étaient entre autres remplis d’une joie de vivre et d’une gentillesse qui lui correspondait parfaitement. Quelques éclats de timidités se trouvaient sur le coin gauche de ses iris. Ce qui tira un sourire à l’adolescent. Cette timidité lui donnait un air mignon qu’il n’arrivait qu’à adorer. Cependant, un autre détail inquiéta légèrement le jeune homme. Un voile de tristesse, là tout au fond de ses yeux, mais bien réel. Il se demanda pendant quelques temps pourquoi est-ce qu’il apparaissait . Des suppositions plus folles les unes que les autres lui monta à la tête avant qu’il n’en trouve une, plus plausible que les autres.

Et si elle regrettait de ne pas pouvoir voir ses parents, sa famille ? Il lui posa alors des questions, sans se rendre compte qu’elle pourrait trouver étrange qu’il ramène le sujet de sa famille sur le tapis.


« Où habitais-tu avant de mourir ? J’ai pas compris. Tu ne veux plus revoir ta famille ? Tu ne peux plus retrouver leur trace ? »

Il essaya de prendre un regard tendre et inquiet. Mais, sans même avoir à se forcer, ces sentiments se bousculèrent dans ses yeux. Se tendirent vers Gabriel. De toutes leurs forces. De toutes leurs âmes. Comme lui la serrait plus fort. D’une manière plus protectrice. S’il le pouvait, il souhaitait être son bouclier contre le malheur. Son bouclier , sa bulle de bien-être. Etre ce qu’elle voulait du moment qu’il la consolait.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Mer 19 Nov - 18:40

Voilà quelques minutes qu'elle se tenait dans ses bras, bougeant de temps en temps, reniflant l'enivrante odeur qu'il dégageait, en espérant qu'il ne la remarque pas. S'imprégnant également de cette effluve aux mille arômes, qui la faisait monter au paradis. En fait, Elio était comme un bouquet de fleurs. Oui, comme l'élite des bouquets de fleurs, le meilleur. Mille couleurs et mille senteurs, mille sentiments et mille émotions. Et, même ça, c'était bien peu pour le décrire. Gabriel avait l'impression de le connaître et pourtant d'avoir encore des tas de choses à apprendre de lui. Ce qu'il aimait, n'aimait pas, ce dont il raffolait et ce qui l'insupportait. Elle voulait aussi apprendre plein de choses concernant sa mère, qui avait l'air si extravagante mais si gentille... Qui semblait l'aimer du plus profond de son coeur, le chérir. C'était d'ailleurs sûrement, en partie, grâce à elle, qu'il était devenu ce qu'il est désormais. Un garçon sensible, gentil, attentionné, protecteur et encore un nombre incalculable d'adjectifs. Mais ce n'était que des mots, ça ne décrivait qu'une faible partie de lui. La meilleure façon de le représenter était ses sentiments à elle, à Gabriel. Et pourtant, ses sentiments, elle ne les comprenait pas ... Amitié, amour, affection, attirance ... Un mélange de tout ça ? Seulement, ça lui semblait bien plus fort. Alors, c'était ça, la relation, les sentiments daemon/maître ? Gabriel n'aurait jamais cru que c'était si puissant ... Et pourtant. Le fait est que les choses sont comme ça, et tant mieux. Elle était heureuse de sa nouvelle vie, ne regrettait pas d'être 'morte', mais un goût de nostalgie, de mélancolie persistait.

Son frère, décédé avant elle ... Quelque chose dont elle n'avait jamais parlé à personne et dont elle ne comptait pas parler. Elle en avait trop honte.

Le jour de la mort de son frère, avant que toute la famille se rende à la rencontre sportive qui l'attendait, Gabriel était avec son frère, dans leur chambre (qu'ils partageaient donc). Elle l'aidait à se préparer. La combinaison, etc. etc... Il s'assit sur le lit, soupirant. Elle le regardait, interloquée. D'habitude, il était toujours motivé, pressé quoiqu'un peu angoissé avant de se rendre à ses compétitions. Mais là, il n'avait montré aucun enthousiasme. Alors, elle s'assit à côté de lui, attendant qu'il dise quelque chose. Mais il ne dit rien. Gabriel était de nature patiente, alors elle convint d'attendre qu'il se décide. Cinq minutes, dix minutes, un quart d'heure. Il n'avait toujours rien dit. Alors elle se résout à lui dire :


« Bon, qu'est ce qui se passe, t'as pas envie d'aller à ta compétition? »


Il s'était tourné vers elle, un regard presque méchant, provocateur qui semblait dire « Fais pas chier toi... ». Ne s'énervant pas pour autant, la jeune fille se demanda surtout ce qui lui prenait. Avec elle, il était toujours (ou presque) gentil. Et puis, de nature, il était quelqu'un de discret, loin d'être provocateur, cela paraissait donc bizarre pour sa soeur qu'il agisse de la sorte. Alors, elle choisit d'insister, de lui dire :

« Hé ho. Je te parle, à ce moment là, si tu veux pas répondre, tu le dis clairement. Je vais pas non plus céder au moindre de tes caprices. »


La petite Gaby commençait à s'emporter un peu. Bien sûr, elle ne voulait pas le brusquer ni lui faire du mal, bien au contraire, mais elle aurait aimé une réponse ... Quelconque, même si c'était « J'ai pas envie d'en parler. ». Mais non, rien, nada, nothing. Son frère continuait de la regarder, méchamment. Finalement, il se décida et dit :


« Bon, de toute façon, t'es chiante, toujours sur mon dos, à te mêler de ce qui te regarde pas ! Si je réponds rien, je réponds rien, c'est tout. Tu vas pas en faire tout un plat merde! »


C'est tout ce qu'il avait trouvé à répondre ? Une phrase parsemée de vulgarités et n'expliquant rien. Si c'était ça, tant pis, elle allait le laisser se débrouiller et basta ! Après tout, elle n'était pas là pour écouter tous les caprices de môsieur. Alors, elle jeta brutalement une protection qu'elle tenait dans ses mains au sol, s'avança vers la porte qu'elle ouvrit et lui lança :


« Très bien, alors débrouille toi ! C'est bien la dernière fois que je m'embête à t'aider et à venir te voir à tes compétitions merdiques. »


Sur ce, elle claqua la porte, laissant son frère face à lui-même. Quelques minutes plus tard, les deux enfants boudant toujours, la famille partit en voiture vers le lieu de rendez-vous.L'ambiance pesante qui régnait dans le véhicule semblait crisper, exaspérer et irriter tout le monde. D'habitude, la bonne humeur envahissait toute la famille et tout le trajet se faisait sous des dizaines de chansonnettes, de jeux etc. Mais là, tout était différent ... Tout ça à cause de la dispute de Gabriel et son frérot.

Arrivés sur les lieux, tout le monde descendit, sans un bruit, sans une parole. Ils se rendirent vers la piste. Le père aidait son fils à ses préparer, il lui souhaita bonne chance, comme à chaque fois. Puis, ce fut le tour de sa mère, de ses deux soeurs et de ses deux autres frères. Gabriel, elle, ne dit rien. Elle n'avait pas envie et était encore excédée par le comportement qu'avait eu son frère. Alors elle lui lança juste un regardé négligemment et partit en direction des tribunes où la foule commençait à s'installer. Elle s'y posa à son tour, le visage fade.

Puis, la course commença. Sous un tonnerre d'applaudissements et de vrombissements, les voitures de karting démarrèrent. Un tour, puis un deuxième, ainsi qu'un troisième. Le dernier tour approchait. Malgré tout ce qui s'était passé, Gabriel était concentrée sur son frère. Puis, ce fut le choc. Pour tout le monde et dans les deux sens du terme. Deux voitures se percutèrent, dont celle du frère de Gaby.

C'est ainsi que tout se finit.



Elle recommençait à s'en vouloir. Dès qu'elle y pensait, ce sentiment, cet arrière goût de "J'aurais jamais dû agir comme ça" remontait. Au fond d'elle, elle savait (même si elle avait eu du mal à se l'avouer) que c'était sa faute. Ce jour-là, elle ne lui avait pas dit un mot avant sa course. Même pas un sourire... Et il était mort. Et de ça, elle s'en voudrait toujours et ne s'en remettrait jamais réellement.

Mais, en une fraction de seconde, une idée apparut en elle. Et si, lui aussi, avait été réincarné. S'il était également un daemon ? Il y aurait dans ce cas des chances qu'elle le retrouve ! Des chances qu'elle puisse s'excuser encore et encore, lui dire combien elle l'aime. Oui, cette possibilité était plus qu'envisageable. Un halo d'espoir s'était installé dans la blondinette. Elle qui s'en était toujours mordu les doigts, qui avait toujours regretté, oui, c'était possible qu'elle puisse le revoir ... Enfin. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ? Etait-ce grâce à Elio, qu'elle venait de rencontrer, que tout semblait lui sourire désormais ? Oui, ça ne pouvait être que grâce à lui. Il était son bienfaiteur, l'origine de son bonheur, Gabriel le savait. En aucun cas elle ne pouvait se faire de faux espoirs. C'était comme ça, c'est tout.

Elle se resserra contre son protecteur, bienfaiteur, libérateur, voulant lui prouver son immense gratitude. Puis, elle fut tirée de ses pensées quand elle l'entendit affirmer :


« Je serre le plus cool des daemons dans mes bras »


Et elle, elle serrait le plus cool des maîtres, le meilleur, le mieux des mieux, et rien ne pourrait y changer quoique ce soit. Elle replongea ses yeux dans ceux d'Elio. Lui aussi. Là, ils se disaient tout. Leurs sentiments, leurs émotions. Puis, il reprit :

« Plus sérieusement. Je suis heureux. Merci »


'Je suis heureux. Merci'. Le fait que ces phrases soient dites de suite signifiait-il que c'était en partie grâce à Gabriel ? Qu'il la remerciait de le rendre heureux ? Ça le semblait, en tout cas. Gabriel espérait que tous deux puissent se rendre mutuellement heureux, toute la vie. Et pour l'instant, cela semblait fonctionner bien qu'ils ne se soient rencontrés seulement quelques heures auparavant. Puis, il l'interrogea, brusquement :

« Où habitais-tu avant de mourir ? J’ai pas compris. Tu ne veux plus revoir ta famille ? Tu ne peux plus retrouver leur trace ? »

Pourquoi lui demandait-il ça maintenant ? Non pas que ça la dérange spécialement mais, qu'y avait-il d'intéressant à dire là-dessus ? Rien. La seule chose qui pourrait être 'intéressante', Gabriel avait choisi de ne pas la divulguer... Pour l'instant. C'était trop important, trop honteux. L'adolescente défit ses bras et se recula. Là, elle baissa la tête et lui dit, simplement :


« J'habitais dans un coin paumé des Alpes. Sinon, c'est pas vraiment que je ne veux plus la revoir. Ecoute, j'ai vraiment rien d'intéressant à dire à propos de tout ça, alors ... Je préfère éviter ... C'est vraiment pas contre toi tu sais mais... Bon, de toute façon, ça leur ferait bizarre de me voir débarquer alors que je suis sensée être morte, non ?»


Elle n'avait rien trouvé de mieux à dire. Et puis, quelque part, c'était vrai. Comme si quelqu'un de mort débarquait en disant 'héhooo j'me suis réincarnée !'. Il n'y avait bien qu'Elio pour la croire ...
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Jeu 20 Nov - 21:29

Elio soupira. De bien-être. Gabriel serrée dans ses bras, il lui semblait que tout était possible. Qu’il pouvait arrêter le temps, l’accélérer ou même aller cueillir la lune comme si elle n’était qu’une petite fleur dans un jardin. Et en même temps, cela lui faisait penser à tellement de chose . Cela le faisait réfléchir. L’adolescent ressentait de plus en plus fort ce mélange de sentiment , chaud comme piquants, agréables comme angoissants, mais il préférait ne pas s’arrêter là dessus. Sûrement que l’impossibilité pour lui de mettre un nom là-dessus commençait à l’énerver . Carpe Diem. Il profitait de l’instant présent. Qui savait de quoi était fait le lendemain ?

Il lui sembla que la jeune fille se relâcha quelque peu dans ses bras , à un moment. En fait, juste avant qu’il ne parle de sa famille. Le musicien ne savait pas de quoi était faite les pensées de sa daemon. Etait-elle nostalgique ? Quelles teintes prenaient ses souvenirs ? Etaient-ils clairs , peints de couleurs joyeuses sans bavures ? Etaient-ils sombres , jetés négligemment sur une toile qui aurait du être pure ? Lui ne pouvait pas savoir. Ne se sentait pas la force de lui demandait pour l’instant. Sûrement de peur de la déranger. De gâcher ce moment qui était magique. Magnifique.

Lorsqu’il avait posé sa question, Gabriel s’était éloigné de lui .S’était expulsée du cocon confortable qu’ils s’étaient créé. Déchirant une partie du jeune homme avec elle. Déchirant une partie de son entièreté. Lui avait-il donné une moitié d’essence , une moitié d’âme , durant cette étreinte qu’il avait cru éternelle ? Lui avait-elle volé une partie de son indépendance, l’acceptation de son statut de daemon lui donnant le pouvoir de le rendre fou d’elle ? Car c’était le mot. Sa chaleur lui manquait déjà. Ses cheveux, son regard profond, sa peau douce, tout lui manquait. Gabriel était trop loin. Et il lui avait donné une partie de lui. Peut-être était-ce pour cela qu’elle brillait avec plus d’intensité. Non. Il ne fallait pas qu’il se leurre. L’ange n’avait pas besoin de lui pour briller. Sur ce point, elle s’en sortait parfaitement toute seule.


« J'habitais dans un coin paumé des Alpes. Sinon, c'est pas vraiment que je ne veux plus la revoir. Ecoute, j'ai vraiment rien d'intéressant à dire à propos de tout ça, alors ... Je préfère éviter ... C'est vraiment pas contre toi tu sais mais... Bon, de toute façon, ça leur ferait bizarre de me voir débarquer alors que je suis sensée être morte, non ?»

Il l’avait blesser. Cela se sentait. Ou du moins, il lui avait fait revivre des moments qu’elle aurait préférer oublier. Il grimaça. L’adolescent s’en voulait. Il aurait du se taire. Pourquoi avait-il ressenti soudainement le besoin d’en savoir plus si cela la blessait ? Il s’en voulait. Il s’en voulait. Il s’en vou…

« Je pense plutôt qu’ils seraient heureux… »

Murmura-t-il en baissant les yeux. Après tout , qu’en savait-il ? Lui ne connaissait pas sa vraie famille. Il n’avait que sa mère.

Que sa mère ?!

Non. Cette femme était bien plus importante que cela, pour qu’il se permette de dire « que sa mère ». Elle était celle qui lui avait fait découvrir le monde. Découvrir qui il était. Il lui devait tellement. Il lui devait sa vie. Et , à jamais, il lui en serait reconnaissant. Et s’il venait à mourir puis à ressusciter, il était certain qu’il ferait tout pour la revoir. Au moins juste une fois. Parce qu’il l’aimait. Parce qu’elle était sa mère plus que celle qui l’avait mise au monde
.

« Je ne peux pas savoir exactement. Je n’ai pas une grande famille. J’ai maman et sa me suffit amplement. Seulement je… Maman… Elle m’a souvent dit qu’une famille était plus important que n’importe quoi. Que c’était le point d’ancrage que chaque être a . Que les êtres sans famille étaient les plus à plaindre. Je pense… Je m’avance mais je ne suis au courant de rien enfin bref… Je pense qu’ils aimeraient te revoir. Mais, fais ce que tu veux Gabriel. Juste souris, s’il te plait. »

Il lui adressa un sourire encourageant. Parler sur ce sujet semblait être difficile autant pour lui que pour elle. Du moins , dés qu’on essayait de gratter les anciennes blessures. Il n’était pas dupe. Quelque chose avait du se passer, pour que Gaby’ ne veuille pas parler de son passé. Il connaissait toutes les feintes , toutes les mimiques utilisées pour écarter le sujet. Lui-même les avait apprises par cœur avant. A l’orphelinat , à chaque fois qu’une famille venait lui parler et qu’elle lui demandait pour ses parents, il leur sortait toujours avec un sourire hypocrite et une phrase apprise par cœur dans un livre pour enfant « Je ne connais pas maman ni papa. Mais je suis heureux car je sais que bientôt j’aurais une famille moi aussi. ».

Finalement, leur moment de bonheur était parti aussi vite qu’il était apparu. Cela rendit Elio nostalgique. Avec tous cela, il se mit même à penser à sa vie avec sa mère. Toutes les belles paroles qu’elle lui avait offert .


Flash back

Petit Elio s’était assis en indien à même le tapis. C’était une tradition entre eux deux. Ils s’asseyaient toujours comme les indien lorsqu’ils discutaient pour que la sagesse les atteigne plus rapidement. C’était lui qui avait appris cela à sa mère lorsqu’il avait vu Peter pan pour la première fois. Il avait même voulu fumer le calumet de la paix mais avait renoncé. La fumée brouilleraient les pistes et l’intelligence ne viendrait plus dans leurs têtes. Alors il s’asseyait seulement. Attendait que la jeune femme arrive avec un verre de lait froid pour chacun d’eux, puis qu’elle s’assoit et qu’elle le regarde. Alors, il posait une question. Une seule. En une après-midi, ils auraient le temps d’en résoudre plusieurs s’ils travaillaient avec méthodologie. Une seule question avec les bons mots. Voilà le résultat qu’elle attendait d’Elio. Le résultat qu’il s’efforçait d’atteindre.

« Maman. Est-ce que tu es une fée ? »

Fin du flash-back.

Flash-back

Une autre après-midi. Un autre verre de lait. Cette fois, sa mère était malade. Elle avait une écharpe autour du cou et ne pouvait que murmurer. Elio avait été très inquiet durant cette période. Il avait bien cru que le sort s’acharnait sur lui et lui enlevait la personne la plus importante de sa vie. Mais non. Sa mère avait échappé au canon du sort et ils avaient continué à discuter durant de long après-midi. Cette fois-ci, ils jouaient même à un jeu de société très intéressant. Le but était de repéré les objets qu’on avait pioché dans les cartes et de placer un pion dessus. Ils s’amusaient beaucoup avec. Même si sa mère gagnait toujours.

« Maman, pourquoi est-ce que le sort ne veut pas que j’ai une famille ?

- Quoiqu’il arrive, Elio, tu auras toujours une famille. Parce que tu ne connais que trop bien la sensation de ne pas en avoir. Je n’ai pas l’intention de mourir ne t’inquiète pas. Et même si je meure je reste ta mère. Parce que avoir une famille est la chose la plus importante du monde. Viendra un jour où, toi, tu créeras ta propre famille. Ça sera ton point d’ancrage. Chaque matin, lorsque tu te lèveras, se sera pour eux que tu répéteras toujours les mêmes gestes. Se sera pour eux que tu feras des choses insensées. Tu seras capable de tout faire pour eux. Comme je suis capable de tout faire pour toi . »

Fin du flash-back.

Elio ne ressentait pas pour l’instant le besoin de créer sa propre famille.

Le musicien se dirigea vers sa basse. Amoureusement, il la rangea dans son étui et débrancha tout les câbles qu’il avait déplacé. Quelque part, c’était comme la signification qu’il avait détruit leur cocon de bonheur. Et qu’il s’en voulait. Même s’il ne pouvait pas faire grand-chose maintenant.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Ven 21 Nov - 19:49

Elle avait tout cassé en mille morceaux. Gabriel, par deux simples pas, un unique geste, avait tout détruit... Les yeux d'Elio l'avaient montré, et elle l'avait senti. Leur cocon si doux, rempli de sentiments, n'existait plus, à cause d'elle et elle seule. Pourquoi détruisait-elle toujours tout ? Pourquoi n'était-elle pas capable d'être 'normale' pendant plus d'une heure ? Il fallait toujours qu'elle fasse quelque chose d'idiot et qu'après, évidemment, elle le regrette, elle s'en morde les doigts. Pourtant, elle était pour la plupart des cas de figure réfléchie, calme et posée. Mais quand il était question de sentiments, plus rien. Et maintenant ? Qu'allait-elle faire pour réparer tout ça ? Pour, maladroitement, rafistoler ce cocon brisé. Un bout de scotche ? Deux bouts de scotche et hop le tour est joué ? Même ça, ce n'était pas si simple... Comme si des morceaux de verre restant étaient éparpillés partout et que, en bougeant trop, on marchait sur l'un d'eux. Gaby n'avait pas envie que tout empire, alors elle décida de réfléchir un peu avant d'agir.

Elio était toujours en face d'elle, le visage blême. Devait-elle refaire ces deux pas qui avaient tout brisé et reformer ce cocon tant bien que mal ? Non, c'était une mauvaise idée... Il verrait bien que rien n'était naturel et que tout était calculé et réfléchi. Et pourtant, l'envie de le faire s'emparait de la daemon .. Mais ça, il ne le savait pas. Et puis, elle n'allait pas dire après ce qui venait de se passer, l'air enthousiaste « J'ai très envie de retourner m'installer dans tes bras tiens ! ». De toute manière, elle n'aurait pas osé. Puis, quel manque de respect pour 'Lio. Elle lui avait déjà trop manqué de respect.

D'un coup, l'adolescente envisagea quelque chose... Quelque chose qui pourrait se passer là, maintenant. Un teint blafard s'installa sur le visage de l'étudiante. Et si tout, absolument tout entre eux était fini ? Si, finalement, il avait suffit d'un geste pour que tout tombe à l'eau ? Gabriel ressentait toujours les mêmes sentiments pour le jeune homme, quoique plus intenses encore. Mais lui, si à cause de cet acte il ne ressentait plus rien ? Si il s'était rendu compte qu'elle n'était finalement qu'une fille banale qui racontait un tas de mensonges...

*Non, non ... Ca ne peut pas être ça ... Je t'en supplie Elio, ne m'en veux pas ...*

Et pourtant ... Ces supplications qui se baladaient dans la tête de la jeune daemon, qui l'envahissaient, qui la détruisaient encore plus, ce n'était qu'un moyen d'essayer de se convaincre que, peut-être, il restait un espoir infime que tout ne soit pas terminé, comme ça. Mais cet espoir était sûrement vain. Ou bien, peut-être avait-il eu un instant d'égarement et, par pure folie, il avait semblé s'intéresser à Gabriel ? Oui, ce n'était finalement que son imagination. Elle avait pensé que lui aussi, ressentait ce petit quelque chose, si spécial mais si beau. Elle devait se résoudre ... Elio n'était pas un garçon qui aurait pu s'intéresser à elle. Se résoudre, se résoudre, se résoudre. Impossible, inconcevable et infaisable ...

Il se retourna. Tout était fini. Par cette attitude, il avait tout dit. Gabriel ne sentait plus ses membres, elle était là, tremblante, encore plantée au milieu de la salle pendant que lui commençait de ranger sa basse. Qu'allait-elle faire ? Elle savait que, sans lui, elle ne pouvait plus rien faire. Si son but, son tout, partait alors sa seule destinée était la mort. Si elle ne l'avait plus, lui ... Elle l'observait. Des larmes coulaient le long de son visage, elle ne cherchait même pas à les retenir. Son rêve était brisé. Les si belles choses qu'elle avait envisagées pour eux s'envolaient, en la narguant et en disant « Haha, t'avais qu'à pas être aussi idiote mam'z'elle ! ». Oui, elle n'aurait pas dû agir comme ça... Le regardant finir de ranger ses affaires, sans trop savoir pourquoi, elle s'avança, titubant, reniflant et, alors qu'il était dos à elle, l'étudiante entoura sa taille de ses deux mains, qu'elle accrocha fermement. Elle se serrait derrière lui, mouillant à la fois son T-shirt de toutes ses larmes. La blondinette resserrait de plus en plus son étreinte, pour lui dire qu'elle s'excusait, qu'elle ne voulait pas qu'il l'abandonne, qu'elle ne lui ferait plus de mal, qu'elle ferait tout pour qu'il reste à ses côtés, qu'elle avait besoin de lui, qu'il lui était vital. Elle pleurait de plus en plus, comme un barrage qui, une fois ouvert, coule à flots sans s'arrêter.



Puis, parmi ses pleurs, elle bafouilla, maladroitement :


«  Elio...Elio, je suis désolée, je m'excuse...je te dirai tout ce que tu veux savoir, je ferai tout ce que tu veux ... Alors je t'en prie, me laisse pas. Me laisse pas mourir une deuxième fois... »

Tout semblait se dérouler comme dans un film. Un mélodrame. Sauf que c'était bien la réalité. Ce que Gabriel avait dit, elle le pensait vraiment ... Si il la laissait, c'était comme mourir une deuxième fois, sauf que, ce coup-ci, elle n'aurait pas d'autre chance. Tout gâcher une fois était suffisant.

Et elle restait, comme ça, à le tenir vigoureusement (du moins autant qu'elle le pouvait) entre ses deux bras. Elle espérait qu'il reste, qu'il lui pardonne, que même si lui ne ressentait rien pour elle, il fasse preuve d'une bonté immense et qu'il reste à ses côtés. Qu'il la garde sur son petit nuage.

Si il partait, elle ne pouvait que se dire qu'au moins, elle avait vécu quelques heures de bonheur. Plus que du bonheur. Un bonheur intense, immense, profond. De l'euphorie, de la béatitude, de l'extase. Ces mots étaient si faibles ...

Puis, consternée et pitoyable, elle glissa, posant ses genoux à terre. Elle ressemblait juste à une vieille loque bonne pour la poubelle. Une vieille loque totalement détrempée dont on ne pouvait plus rien faire. Comme une serpillière qui salit la maison au lieu de la nettoyer. Quelque chose qu'on ne veut plus utiliser, qui est tout simplement bon à rien. Bien plus que gâché, tout était fini, terminé. Le nuage avait été éclaté et Gabriel avait dégringolé. Elle était redescendue sur terre, elle voyait désormais la réalité en face. Mais elle savait que, quoiqu'il arrive, elle se souviendrait toujours de lui. De sa voix, de sa musique. De tout ce qui le concernait dont elle avait connaissance. Tout resterait comme son plus beau souvenir, certes, pas très long, mais le plus beau.

Gaby resta à terre, pleurant, et parfois disant des « Désolée » presque inaudibles parmi ses reniflements.
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MessageSujet: Re: Ou comment pousser la chansonnette (fuhu quelle bonne idée^^) [PV Elio] ==> Terminé   Ven 21 Nov - 21:12

Elio manipulait les câbles avec précaution. Il savait , par expérience, que ces objets étaient vite cassés . Il les débranchait calmement , peut-être pour se calmer intérieurement . Le musicien ne voulait pas faire un drame pour le fait que Gabriel se soit poussée de ses bras. Il ne voulait pas non plus qu’elle pense qu’il lui faisait la tête en restant devant elle , le visage déconfit par une poussée soudaine de nostalgie. Jamais il n’aurait l’intention de la blesser. Au fond de lui, Lio’ pensait, savait, qu’il ne supporterait pas de la voir triste. Elle était devenue tant en si peu de temps. Il n’en revenait toujours pas. Ne voulait pas en revenir. Y rester. Rester dans ce cocon, aussi fragile soit-il, de bonheur qu’ils avaient peu à peu construit. Qu’il fallait renforcer . Réparer lorsqu’il le fallait. Mais ne surtout pas abandonner. Elio et Gaby’ avait mis tellement d’eux dans ce cocon que peut-être, sûrement, perdraient-ils une grande partie d’eux qu’ils avaient enfin découvert . Lio’ secoua la tête. Ses cheveux ébouriffés partirent dans tous les sens. Puis revinrent, à des places encore plus étranges que d’habitudes. Il ne fallait pas penser à cela. C’était totalement impossible qu’ils abandonnent leur cocon plutôt que de le renforcer.

Alors qu’il se levait en direction de l’ampli., deux mains passèrent autour de sa taille . Deux mains qu’il reconnut tout de suite. Puis, un corps se serra contre lui. Gabriel. Lio’ sourit, heureux qu’elle recrée le contact qu’elle avait cassé. Il n’avait rien à lui pardonner , elle n’avait rien fait de mal. Mais pourtant, il avait presque envie de lui dire « J’accepte tes excuses ». Comme il avait envie de lui « Pardon ». C’était paradoxale et pourtant , il se comprenait. Soudain, il sentit quelque chose d’humide imbiber son tee-shirt. Il ne comprit que quelques secondes après que c’était Gabriel qui pleurait. Le musicien s’alarma de suite. Que se passait-il ? Lui avait-il dit quelque chose qui ne fallait pas ? Il tenta de se retourner mais se rendit compte qu’il ferait mal à l’ange si il continuait. Il se contorsionna cependant jusqu’à passer une main dans ses cheveux . Soutien dérisoire. Important pour lui.

La voir pleurer avait comme éclaté une digue en lui. Un flot de sentiment , les uns plus forts que les autres se bousculèrent au bord de son cœur. Au bord de ses lèvres . Il voulait se retourner la prendre dans ses bras , la bercer, déposer mille baisers dans son cou, essuyer sa peau trempée.


« Elio...Elio, je suis désolée, je m'excuse...je te dirai tout ce que tu veux savoir, je ferai tout ce que tu veux ... Alors je t'en prie, me laisse pas. Me laisse pas mourir une deuxième fois... »

Il haussa les sourcils. Puis les fronça. Oui, finalement, il l’avait, la preuve qu’il lui avait fait mal. « Me laisse pas mourir une deuxième fois… » , « me laisse pas. » . Autant de flèches qui se plantaient dans son cœur. Autant de poignards que l’on plantait dans son dos. Il voulait lui crier, lui hurler qu’il ne la laisserait jamais tomber, qu’il serait là pour elle, mais lorsqu’il ouvrit la bouche, ce fut un bruit étouffé qui en sortit. L’adolescent était tellement bousculé ,tellement abattu par la vision de sa Gabriel en pleurs, qu’il ne réussissait même plus à parler. De toutes manières, il n’avait jamais été doué avec les mots . Ses sentiments passaient toujours par des gestes, des étreintes. Jamais par des mots. Ou alors, ces mots introduisaient ces gestes. Car ils n’étaient pas assez forts. Les mots s’envolaient trop facilement.

Soudain, les bras de la daemon le lâchèrent et elle tomba à terre. Ce fut le signal d’alarme pour le jeune homme. A peine touchait-elle le sol qu’il la serrait contre lui, accroupi devant elle , fort. Ses bras autour des épaules de la jeune fille, sa tête contre la sienne, il cherchait désespérément à croiser son regard. Lorsqu’il le retint, il prit la parole. Il lui chuchota


« Ralalala Gabriel. J’te demande de sourire et tu te mets à pleurer. Pourquoi tu t’excuses ? C’est rien . Vraiment . Rien. Tu sais au pire j’m’en fou de ta famille . C’est méchant à dire mais c’est pas pour eux que j’ai dit ça. Plutôt pour toi. Souris moi , j’t’en prie little cat. Quant à mourir , si je te laisse faire cette bêtise, je serais déjà là-haut. Allez pleure pas. Chuuuuuuut »

Il la berça. Doucement. Puis, son front se décolla du sien et il déposa un baiser sur sa joue, pile sur une de ses larmes. Il recommença exactement au même endroit , plusieurs fois, comme s’il ne pouvait s’arrêter. Puis , reposa son front sur le sien, ancrant ses yeux dans les siens. Ses iris qui parlaient mieux que lui. Qui la suppliait de ne plus pleurer pour lui.

« Je mérite pas que tu pleures pour moi »

Tenta-t-il , sur un ton implorant, presque déchiré. Il avait peur de la serrer encore plus. Après tout, n’était-elle pas une poupée de porcelaine ? Une poupée qui avait tant de valeur à ses yeux et qu’il ne fallait casser en aucun cas. Il se demanda soudainement pourquoi on lui avait donné le rôle de protectrice. Pour comprendre tout de suite après. Elle était chargée de le protéger non pas physiquement mais plutôt moralement. Il ferma les yeux pendant quelques secondes. Les rouvrit et dirigea sa tête vers son cou. Il l’effleura de ses lèvres pour finalement y poser son front. Il siffla un air , un air tout doux qui donnait envie de sourire. Ou plutôt de dormir. Peu importait. Il faisait retomber l’ambiance. Il essayait tant bien que mal de calmer les battements de son cœur et du sien, répétant de temps en temps des « pleure pas » suppliant.

Un autre que lui aurait peut-être grogner en la voyant pleurer puis serait parti. Un autre que lui n’aurait pas essayer de la consoler . Un autre que lui . Elio ressentait le besoin vital de la savoir heureuse. Il ressentait le besoin vital de la voir lui sourire timidement comme elle l’avait fait tout à l’heure. Il voulait , elle devait , lui sourire. Elle devait être heureuse. Car si elle ne l’était, comment lui pouvait-il l’être ?

Lorsqu’il sentit que les pleurs de la jeune fille se muaient en respiration sifflante , il se leva, l’entraînant avec lui. Gardant un bras autour d’elle, il se dirigea vers l’étui de sa guitare qu’il enfila rapidement. Puis, prenant soin de bien la tenir contre lui, il se dirigea vers la sortie. Le jeune homme voulait l’emmener dehors. Sur une terrasse . Il voulait qu’elle voit la vue magnifique qu’on avait de là-haut. Qu’elle oublie ce mauvais moment. Juste avant qu’il ne se dirige vers la porte, il se pencha et déposa un autre baiser sur sa joue. Son bras gauche était serré autour de ses épaules, l’obligeant à marcher légèrement en biais comme s’il avait peur qu’elle ne s’échappe. C’était sûrement cela. Oui. Il ne voulait plus la lâcher. Si c’était pour la retrouver en pleurs juste après, il préférait toujours la tenir, toujours la serrer. Son cœur rata un battement. Le début de la vérité. Qu’il préféra refouler. Elio y repenserait plus tard. Il y avait plus important à faire


« Viens , on va prendre l’air »

Chuchota-t-il à sa daemon. Il se dirigea alors vers la poignée et ouvrit la porte rapidement avant de s’engouffrer dans les couloirs avec elle, lui jetant des regards en biais pour voir si elle allait mieux.

On les prendrait pour un couple. Et alors ? Il s’en contrefichait. Son cœur rata encore un battement. Mais il refoula encore la vérité. Il ne la comprenait pas encore assez ni ne l’acceptait. Pour l’instant, il était concentré sur le chemin à prendre. Son sens de l’orientation aussi développé qu’une fougère préhistorique refaisait encore des siennes. Ce couloir était-il le bon ? Fallait-il qu’il prenne cet escalier ? C’était dur . D’autant plus que sa pensée était accaparée par une certaine blondinette qui se remettait doucement de ses émotions.


« Je t’adore fort fort jusqu’à la lune et plus haut encore. Même si c’est pas assez fort encore »

Lui sourit-il , un air d’excuses dans les yeux.
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